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n France une cinquantaine de personnes, qui auraient pour certaines collaboré avec le régime nazi, perçoivent encore une pension de l’Allemagne.
Cette pension est prévue par une loi allemande qui vise à l’indemnisation des victimes de guerres allemandes : anciens collaborateurs du régime nazi ou personnes enrôlées de force. Ils sont 54 en France, 573 en Pologne, 250 aux Etats-Unis, 184 en Slovénie, 121 au Canada, 101 en Autriche, 94 en République tchèque,  34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie, 48 en Hongrie,44 en Australie, 18 au Brésil, 12 en Thaïlande,  9 en Afrique du Sud, 8 en Argentine  et 4 en Namibie…

Des révélations qui font suite à une polémique née en Belgique où la Chambre des représentants a adopté un texte, mardi 19 février, demandant la fin de ces versements et à connaître la liste de ses bénéficiaires.

collaboré avec le régime nazi #tapourim

Des pensions, pouvant atteindre jusqu’à 1.300 euros, sont versées depuis l’adoption d’une loi par l’Allemagne en 1951 prévoyant une indemnisation pour les victimes de guerre allemandes touchées par une invalidité.

Mais elles ont aussi été versées à d’anciens collaborateurs étrangers du régime nazi ou personnes enrôlées de force, selon l’historien Christoph Brüll, qui souligne que « dans les années 50, on ne savait pas trop qui avait fait quoi« .

D’après le ministère du Travail allemand, aucun ancien SS ni aucune personne condamnée pour crimes de guerre n’auraient perçu cette pension. Mais celui-ci n’a pas dévoilé la liste des personnes qui ont pu en bénéficier.

Depuis 2008, une loi permet pourtant aux régions allemandes qui versent ces pensions de les suspendre. Mais seulement 99 bénéficiaires se sont ainsi vus retirer leur pension.

Les députés en Belgique, où 18 personnes sont concernées, ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l’Allemagne.

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